La cuisine gadoue

CO-CONCEPTION ET CONSTRUCTION D’UNE CUISINE GADOUE POUR LA TOUR DU SCHLOESSEL

 

Commanditaire et Partenaires :

La Tour Merveilleuse du Schloessel

Temporalité du projet :

Octobre et novembre 2025

Localité :

Tour du Schloessel, Strasbourg

Outils et compétences :

Chantier participatif

Co-conception


 
 

LE PROJET EN RESUME

Dans le cadre du dispositif de l’école du dehors, le Jardin Merveilleux de la Tour du Schloessel a co-construit une cuisine gadoue avec les enfants du jardin « Les Bons Amis » et de l’école des Romains. Ce projet s’inscrivait parmi d’autres ateliers menés en parallèle par des associations partenaires comme Immala et Les Mains Vertes, dans une dynamique collective d’éducation en plein air.

L’objectif était de créer un espace de jeu ludique, accessible et écologique. Grâce à trois ateliers participatifs, les enfants ont imaginé une cuisine ouverte de tous côtés, avec des tuyaux pour l’eau, des bacs de terre et des éléments inspirés d’une vraie cuisine (four, évier, etc.).

Ils ont aussi contribué à sa construction : peinture, protection du bois, dessin sur plexiglass, et même personnalisation des pavés du jardin. Le projet a privilégié des matériaux de réemploi (bois de chantiers, plexiglass récupéré), pour une démarche durable.

Aujourd’hui, cette cuisine gadoue, installée dans un parc public, est un espace de jeu partagé, où chaque enfant peut s’approprier l’ouvrage tout en découvrant la nature.


 
 

Ateliers de co-conception avec les enfants de l’école des romains

 
 

Les ateliers de co-conception

Pour concevoir la cuisine gadoue, nous avons organisé des ateliers participatifs avec les enfants du jardin d’enfants « Les Bons Amis » et ceux de l’école des Romains. Ces ateliers leur ont permis d’exprimer leurs envies, de partager leurs idées et d’imaginer ensemble la cuisine gadoue qu’ils souhaitaient.

Trois ateliers ont été mis en place :

  • Le premier consistait à sélectionner des cartes illustrant des exemples de cuisines gadoue. Après avoir choisi leurs préférées, les enfants expliquaient ce qu’ils aimaient dans ces références et pourquoi ils les avaient sélectionnées.

  • Le deuxième atelier invitait les enfants à manipuler des volumes pour imaginer les formes de la cuisine.

  • Enfin, le troisième atelier permettait de réfléchir à l’emplacement de la cuisine dans le jardin, à l’aide de cartons représentant son emplacement à échelle réelle.

À partir des résultats de ces ateliers, nous avons dessiné une cuisine qui accorde une grande place aux tuyaux pour jouer avec l’eau. Nous avons également intégré des ustensiles et des bacs contenant de la terre. L’objectif était de créer une cuisine accessible de tous côtés, afin que le plus grand nombre d’enfants puisse jouer en même temps.

 
 
 
 

Conception et usages

Nous avons ensuite conçu l’objet final, qui intègre un bac de terre, un jeu d’eau ainsi que des éléments évoquant une cuisine, comme un four, un évier ou une plaque de cuisson. Étant installée dans un parc public, cette cuisine gadoue est accessible à tous. Cependant, les équipements supplémentaires, tels que les bacs ou les ustensiles, doivent être apportés par les écoles ou les parents souhaitant l’utiliser.

 
 
 
 

Le chantier

La construction s’est accompagnée de chantiers participatifs, impliquant les enfants qui avaient participé aux ateliers de co-conception. Lors de ces temps collectifs, les enfants ont pu peindre la structure, appliquer de l’huile de lin pour protéger le bois, dessiner les ustensiles sur le plexiglass et même visser des éléments du plancher. Ces ateliers leur ont permis de s’investir activement dans la fabrication de leur futur espace de jeu, favorisant ainsi une meilleure appropriation de l’ouvrage.

En parallèle de la cuisine gadoue, nous les avons également accompagnés pour peindre les pavés du chemin du jardin, contribuant à rendre le lieu plus coloré et festif.

 
 
 
 

Matériaux et réemploi

Pour ce projet, nous avons privilégié au maximum l’utilisation de matériaux de réemploi ou d’occasion. La majorité du bois provient de chutes issues de nos anciens chantiers, tandis que les plaques de plexiglass ont été récupérées sur des immeubles en cours de réhabilitation. Il s’agissait d’anciens garde-corps de balcons en PMMA.