Interstice

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE SUR l’ENTRE-DEUX DANS L’URBANISME TOKYOÏTE

 

Commanditaire et Partenaires :

MEA : Maison européenne de l’architecture

CEEJA : Centre d’études européennes japonaises d’Alsace

Collectivité européenne d’Alsace

Mairie de Colmar

Temporalité du projet :

Août 2018 à Octobre 2021

Localité :

Colmar

Outils et compétences :

Exposition photographique

Scénographie

Recherche et analyse urbaine


 
 

LE PROJET EN RÉSUMÉ

En août 2018, trois membres du collectif ont effectué un voyage de quelques semaines au Japon. L’objectif, au-delà de la découverte de ce pays, de ses paysages et de sa culture, était de réaliser un travail en lien avec l’urbanisme japonais et en particulier sur la question de la densité tokyoïte.

Après avoir sélectionné un quartier, puis un îlot au sein de ce quartier qui semblait correspondre à leur projet, Nicolas, Thibault et Jérémy, ont entrepris de récupérer un maximum de données sous forme de notes, de croquis et de photos (Thibault et Jérémy pratiquent régulièrement la photographie).

Une fois de retour en France, ils ont trié et analysé ces données, puis ils ont commencé à développer un projet d’exposition photographique sur la thématique des interstices urbains.

Cette exposition a eu lieu dans le cadre des Journées de l’architecture d’octobre 2021 et a été développée en partenariat avec la Maison européenne de l’architecture, le Centre européen d’études japonaises d’Alsace, la Collectivité européenne d’Alsace et la mairie de Colmar. Elle s’est tenue au Corps de garde de Colmar, situé dans le centre-ville, place de la cathédrale.

 
 
 
 

L’exposition : Un travail sur le rapport plein-vide

L’exposition se composait de 24 clichés photographiques pris au sein d’un seul et même bloc qui compose le quartier. Ceux-ci étaient complétés par des sections et plans issus d’un travail d’analyse qui donnait la possibilité au public d’appréhender la vie de quartier à travers les différents vides interstitiels et leurs articulations.

Il s’agit, à partir d’un travail monographique, de montrer qu’une réalité locale peut permettre de comprendre l’aménagement et l’habitat japonais de façon plus globale.

 
 
 
 
 

Le quartier : l’image d’un Tokyo d’autrefois

19 h. C’est à l’heure bleue, alors que ni la nuit ni le jour ne semble avoir pris le dessus l’un sur l’autre, que les parfums, les lumières et les habitants des lieux échangent et s’activent pour passer d’un instant de vie à un autre.

Vivant, le quartier de Yanaka à Tokyo l’est incontestablement. Il suffit d’observer la multiplicité des interactions qui ont lieu à chaque rue, chaque dédale, chaque placette, chaque interstice pour comprendre que l’écosystème du quartier respire à plein poumon. Il aurait fallu voir cette dame d’une cinquantaine d’années, les cheveux teints en roux, tenter inlassablement de récupérer trois félins se jouant d’elle, ou encore d’arpenter la rue commerçante Yanaka Ginza Street pour percevoir l’incroyable vitalité du quartier.

À différentes échelles, ce dynamisme témoigne de l’émulation qui se dégage chaque heure du jour comme de la nuit de ce quartier si singulier de la tentaculaire capitale japonaise.

En août 2018, lors de notre voyage de trois semaines au Japon, nous avons été frappés par l’atmosphère unique qui baigne ce lieu. Quartier populaire qui contraste avec les arrondissements huppés du centre de Tokyo, Yanaka laisse entrevoir à ceux qui sont de passage l’image d’un Tokyo d’autrefois.

Entre les temples et les sanctuaires, entouré de petites ruelles et de micropassages urbains, le quartier Yanaka réunit dans un espace restreint des habitats bas et denses et d’autres se déployant dans la verticalité. Rescapé des différentes catastrophes qui ont touché Tokyo au fil de son histoire, Yanaka est un témoin de l’histoire architecturale du Japon.

 
 
 
 

Plan du positionnement des différentes photos dans l’ilot